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Collections de l'Université Robert Schuman • Centre d'études internationales et européennes

Le Traité établissant une Constitution pour l'Europe

Sous la direction de Vlad Constantinesco, Yves Gautier et Valérie Michel

2005 • ISBN 2-86820-270-5
462 pages • 16,5x24 cm
PRIX : 20 €


344 articles, 36 protocoles, 50 déclarations : tel se présente le « Traité établissant une Constitution pour l'Europe », signé à Rome le 29 octobre 2004, et en cours de ratification par les vingt-cinq États membres de l'Union.

S'agit-il d'un traité ? d'une constitution ? des deux à la fois ?

Pour aider à comprendre ce qui est en jeu, l'équipe du Centre d'Études Internationales et Européennes de l'Université Robert Schuman de Strasbourg propose sa lecture du Traité constitutionnel. Privilégiant l'analyse juridique, comme il sied à un texte de droit, indépendants de toute obédience politique, les auteurs de cet ouvrage (enseignants confirmés et jeunes chercheurs) ont entendu aller à l'essentiel et offrir une analyse impartiale et documentée des apports de ces textes, sans en nier ni les lacunes ni les insuffisances.

À chacun, en France comme dans les autres pays de l'Union, de se forger son opinion et de prendre maintenant une position éclairée !


Ont participé à l'élaboration de ce volume :
Elsa Bernard, Frédérique Berrod, Aude Bouveresse, Vlad Constantinesco, Éric David, Jean-Paul De La Rica, Anne Dulmet, Damien Féraille, Yves Gautier, Dany Goerig, Syméon Karagiannis, Christian Mestre, Fabienne Kauff-Gazin, Marie Leprêtre-Mittelberger, Ioannis Lianos, Éric Meisse, Valérie Michel, Ioanna Petculescu, Yves Petit, Dominique Ritleng, Jean-Luc Sauron, Christophe Soulard, Mehmet Tinc, Alexis Valhas.


Table des matières

Préface
Liste des contributeurs
Sommaire


INTRODUCTION

La Convention sur l'avenir de l'Europe ou comment reconstruire la légitimité de l'Union européenne
   I. La longue marche vers la légitimité démocratique
      A. Le précédent de la Convention ayant préparé la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne
      B. La Déclaration relative à l'avenir de l'Union (décembre 2000)
      C. L'Europe de Laeken ou la restauration du politique
   II. La Convention sur l'avenir de l'Europe (28 février 2002 - 10 juillet 2003)
      A. La composition de la Convention
      B. L'organisation des travaux de la Convention.
         1. Le Præsidium.
         2. Les groupes de travail.
         3. Consensus et secrétariat général.
      C. La Conférence intergouvernementale (4 octobre 2003 – 18 juin 2004)
   III. La méthode conventionnelle a-t-elle de l'avenir ?
      A. Les raisons d'une réussite
         1. Une structure fluide
         2. Une visibilité des travaux
         3. Une méthodologie dynamisante
      B. Les limites de l'acceptabilité de la méthode conventionnelle
         1. La marginalisation de la Commission.
         2. L'impossible réitération des " bonnes pratiques " de la Convention.
         3. Une Convention moins démocratique et sincère qu'elle ne paraît.
      C. La Convention est moins un modèle qu'une étape
La notion de constitution
   I. Une Constitution officialisée
      A. Un réel minimum constitutionnel ?
         1. Consécration du pouvoir politique : la structure institutionnelle de l'Union
         2. Limitation du pouvoir politique : affirmation et protection des droits du citoyen
      B. Un faux surplus constitutionnel ?
         1. Une ratio legis possiblement constitutionnelle
         2. Des formulations certainement a-constitutionnelles
   II. Une Constitution inachevée
      A. L'invariant conventionnel
         1. Vocabulaire conventionnel
         2. Régime à dominante conventionnelle
      B. Une possible novation constitutionnelle
         1. La novation du débat : de la possibilité de rechercher un sens européen à la notion de constitution
         2. La novation du concept : de la possibilité de trouver un sens européen à la notion de constitution ?

PREMIÈRE PARTIE L'IDENTITÉ DE L'UNION EUROPÉENNE

CHAPITRE 1 LA PERSONNALITÉ JURIDIQUE DE L'UNION

La personnalité de l'Union
   Introduction
   I. La simplification de la structure de l'Union : vers la disparition des piliers ?
   II. Le renforcement de l'action internationale de l'Union
      A. L'absorption par l'Union de la Communauté
      B. La succession de l'Union à la Communauté
         1. La continuité entre l'Union et la Communauté
         2. La substitution de l'Union à la Communauté dans les relations internationales

CHAPITRE 2 LA VISIBILITÉ DU MODÈLE EUROPÉEN
Les politiques internes de l'Union : construction d'un modèle social européen ou sanctuarisation de l'économie libérale ?
   I. Un renforcement des politiques et actions internes de l'Union, signe d'une identité plus affirmée de l'Union
      A. L'affirmation de la cohérence des politiques et actions internes
         1. La restructuration formelle du Titre III
         2. Une condition de l'action de l'Union
      B. La nécessité de la durabilité de l'action de l'Union
         1. Le développement durable, principe général de l'Union ?
         2. Les nouveaux principes transversaux de l'action de l'Union
   II. L'émergence d'un véritable modèle social européen
      A. Un modèle d'intégration économique, territoriale et sociale
         1. Les enjeux des services d'intérêt général
         2. La construction d'un espace européen de santé
      B. Un modèle fondé sur le principe essentiel d'égalité
         1. Une affirmation multiple
         2. Les risques d'incohérence d'une révision " patchwork "
   Conclusion
Le renforcement de la cohérence de l'action externe
   I. La personnification de la politique externe de l'UE
      A. Le rôle du ministre des affaires étrangères de l'Union
         1. Un ministre assis entre trois sièges
         2. Un ministre des affaires étrangères aux larges compétences
      B. Un ou deux visage(s) pour l'action extérieure de l'Union européenne ?
         1. Deux " ambassadeurs " de l'Union européenne : le président du Conseil européen et le ministre des affaires étrangères
         2. Un seul chef de la diplomatie européenne, assisté d'un service européen pour l'action extérieure
   II. L'effectivité de l'action externe de l'Union
      A. Cohérence de l'action extérieure de l'Union
         1. L'étroite coordination entre les États membres nécessaire à l'affirmation de la légitimité externe de l'Union
         2. L'insertion des politiques commerciale et d'aide au développement dans l'action extérieure de l'UE
      B. Réalité de la politique européenne de sécurité et de défense
         1. L'Agence européenne de défense
         2. Insertion d'une clause de défense mutuelle

DEUXIÈME PARTIE LE STATUT DE L'UNION EUROPÉENNE

CHAPITRE 1 LES INSTITUTIONS
Introduction
Le Parlement
      A. La reconnaissance de la légitimité de l'institution parlementaire
         1. l'affirmation de la " démocratie parlementaire "
         2. La traduction de la " démocratie parlementaire ".
      B. La consécration de la position de l'institution parlementaire
         1. Une rationalisation opportune des procédures.
         2. Une extension de la faculté d'empêcher
      Conclusion
Le Conseil européen
      A. Composition du Conseil européen
         1. Les chefs d'État ou de gouvernement
         2. Le président de la Commission membre du Conseil européen
         3. Le ministre des affaires étrangères de l'Union
         4. Le président du Conseil européen
         5. Les autres participants aux travaux du Conseil européen
      B. Les modes de délibération au sein du Conseil européen
      C. Compétences et pouvoirs du Conseil européen
Le Conseil des ministres
      A. L'organisation du Conseil
         1. Les formations du Conseil
         2. Membres et présidence du Conseil
      B. Les modes de délibération au sein du Conseil
La Commission européenne
      A. Une Commission renforcée.
         1. Une volonté de restaurer la confiance dans la Commission.
         2. une volonté de restaurer l'autorité de la Commission.
      B. Une Commission recadrée
         1. Une protection des fonctions de la Commission
         2. Une clarification des fonctions de la Commission
      Conclusion
La Cour de justice
Les «  autres institutions  » et les organes consultatifs de l'Union
      A. La Cour des comptes, le Comité économique et social et le Comité des régions
      B. La Banque centrale européenne

CHAPITRE 2 LES MOYENS FINANCIERS

Les finances de l'Union européenne dans le projet de Traité établissant une Constitution pour l'Europe
   Introduction
   I. Les modifications relatives au système de financement de l'Union européenne
      A. Les modifications du système de ressources propres de l'Union européenne
      B. La constitutionnalisation des perspectives financières par l'établissement d'un cadre financier pluriannuel
         1. Les modalités d'adoption du cadre financier pluriannuel
         2. Les principales caractéristiques du cadre financier pluriannuel
   II. Les modifications relatives au budget annuel de l'Union européenne
      A. La simplification et la démocratisation de la procédure budgétaire
      B. Les nouvelles modalités d'exécution du budget et d'octroi de la décharge
   Conclusion

CHAPITRE 3 LES ACTES

Les actes de l'Union
   I. La distinction actes législatifs – actes non législatifs
      A. L'ébauche d'une séparation des pouvoirs
         1. La consécration d'une séparation des pouvoirs
         2. Une séparation des pouvoirs imparfaite
      B. Vers une hiérarchie formelle des actes de l'Union ?
         1. D'une hiérarchie matérielle des actes de l'Union…
         2. … À une hiérarchie formelle des actes de l'Union ?
   II. Une rationalisation limitée de la typologie des actes non législatifs
      A. Une rationalisation affectée par la pluralité des acteurs
         1. Pluralité et clarification des acteurs communautaires
         2. Subsidiarité et clarification de la répartition des compétences
      B. Une rationalisation affectée par la pluralité des actes non législatifs
         1. Les frontières internes des actes non législatifs
         2. Les frontières externes des actes non législatifs

CHAPITRE 4 LA PRIMAUTÉ DU DROIT DE L'UNION
La décision du Conseil constitutionnel relative au Traité établissant une Constitution pour l'Europe : la banalisation du processus constituant européen
   I. La primauté du droit communautaire de l'article I-6 : principe de nature fédérale ou statu quo?
   II. La Charte des droits fondamentaux à l'épreuve de la tradition constitutionnelle française
   III. Les nouveaux transferts de compétences à l'UE et autres atteintes aux conditions d'exercice de la souveraineté de la partie III du Traité constitutionnel
   IV. Les nouveaux pouvoirs accordés aux parlements nationaux : un supplément de souveraineté nationale nécessitant une révision de la Constitution
   Conclusion

TROISIÈME PARTIE LE STATUT DE L'ÉTAT

CHAPITRE 1 L'APPARTENANCE
Appartenance à l'Union européenne
   Introduction
   I. L'acquisition de la qualité de membre (art. I-58)
      A. Une admission marquée par un fort intuitus personae
         1. Les critères d'éligibilité imposés au postulant
         2. L'appréciation discrétionnaire de l'Union et ses États membres
      B. Une admission sous l'empire du droit international
         1. La conclusion du traité d'adhésion
         2. La ratification du traité d'adhésion
   II. La suspension de la qualité de membre (art. I-59)
      A. Les précautions de la sanction statutaire
         1. Les garanties matérielles
         2. Les garanties procédurales
      B. Les difficultés de mise en œuvre
         1. Les contestations juridiques
         2. Les irrésolutions passées
   III. La dénonciation de la qualité de membre (art. I-60)
      A. L'explicitation d'un droit préexistant
         1. La pratique du droit de retrait au sein de l'Europe communautaire
         2. Le dispositif mis en place par la Constitution
      B. La confirmation de la double nature de l'Union
         1. Le critère du maintien de la souveraineté des États membres
         2. Le corollaire du principe de démocratie des peuples européens
   Conclusion

CHAPITRE 2 LES COMPÉTENCES
Les compétences dans le Traité établissant une Constitution pour l'Europe
   Introduction
   I. Une clarification ambiguë de la répartition des compétences
      A. Choix clarificateurs
         1. Clarification des principes
         2. Clarification systémique
      B. Arbitrages opacifiant
         1. L'obscurcissement des renvois
         2. Les qualifications imprécises
   II. Une garantie tempérée de la répartition des compétences
      A. Les principes exprès régissant l'exercice des compétences
         1. Une subsidiarité pacifiée
         2. Le principe de proportionnalité
      B. Les principes affectant l'exercice des compétences
         1. La clause de respect de l'identité nationale de l'article I-5 §1 : Cheval de Troie ou boîte de Pandore ?
         2. L'inscription du principe de primauté dans la Constitution pour l'Europe et ses conséquences au plan du contentieux des compétences

CHAPITRE 3 LES ÉLÉMENTS DE DIFFÉRENCIATION
Les protocoles et déclarations annexées au projet de traité instituant une Constitution pour l'Europe
   I. Les deux premiers protocoles
   II.- De quelques autres protocoles
Les coopérations
   I. La coopération interinstitutionnelle
   II. Les coopérations entre États membres
      A. Les coopérations entre États membres dans le cadre constitutionnel
         1. Les coopérations renforcées
         2. Le cas de la défense européenne
      B. Les coopérations entre États membres " hors traité "

QUATRIÈME PARTIE LE STATUT DU CITOYEN


INTRODUCTION

   I. Les acceptions de l'individu au sein du traité : le sens caché des mots
      A. Les catégories d'individus saisies par le traité
         1. Des catégories délimitées
         2. Des catégories perméables
      B. La ratio legis du recours à la notion de citoyen
   II. La place du citoyen au sein du Traité constitutionnel : titulaire de la source, de l'exercice et finalité du " pouvoir européen " ?
      A. Le citoyen, à la source du pouvoir de l'Union européenne ?
      B. Le citoyen, détenteur de l'exercice du pouvoir ?
         1. Les améliorations au niveau de la démocratie représentative classique
         2. L'introduction d'une dose de démocratie participative
      C. Le citoyen, fin du pouvoir ?
   III. Les valeurs affirmées

CHAPITRE 1 L'AFFIRMATION DES VALEURS FONDAMENTALES DE L'UNION
La citoyenneté de l'Union dans le Traité établissant une Constitution pour l'Europe

   I. Les améliorations procédurales et formelles
   II Une citoyenneté toujours dépendante des droits de la nationalité des États membres
L'article I-9 du Traité établissant une Constitution pour l'Europe
   Introduction
   I. L'intégration de la Charte des droits fondamentaux dans le Traité établissant une Constitution pour l'Europe
      A. Le statut de la Charte des droits fondamentaux de l'Union
      B. Les références aux droits fondamentaux de la Charte dans les autres dispositions du Traité établissant une Constitution pour l'Europe
   II. L'adhésion de l'Union à la Convention européenne des droits de l'homme
      A. L'adhésion nécessaire de l'Union à la CEDH pour la complétude du système de protection des droits fondamentaux
      B. Les modalités de l'adhésion
   Conclusion

CHAPITRE 2 LE RENFORCEMENT DES EXIGENCES DÉMOCRATIQUES DANS L'UNION EUROPÉENNE

La démocratie participative sous l'angle du dialogue civil et du dialogue social
   I. Les principes de la démocratie participative
      A. Une Union ouverte à la participation civile
         1. La référence à la " société civile ".
         2. Les " voies appropriées " pour la prise en compte de la " société civile "
      B. Une participation effective des citoyens européens : l'initiative citoyenne
         1. L'initiative citoyenne : une innovation du Traité constitutionnel
         2. Les questions relatives à la mise en œuvre pratique de l'initiative citoyenne
   II. Les partenaires sociaux et le dialogue social autonome
      A. La reconnaissance des partenaires sociaux
         1. Le rôle des partenaires sociaux au sein de l'Union européenne
         2. La prise en compte de la diversité des systèmes nationaux
      B. Le dialogue social autonome
         1. Le respect de l'autonomie des partenaires dans le cadre du dialogue social
         2. La contribution du sommet social tripartite au dialogue social
   III. Le statut des églises et des organisations non confessionnelles
      A. La reconnaissance, par l'Union, du statut dont bénéficient, en vertu du droit national, les églises et les organisations non confessionnelles
         1. Une reconnaissance réclamée par les conférences épiscopales européennes
         2. Une reconnaissance dangereuse ?
      B. La contribution des églises et des organisations non confessionnelles au dialogue civil
         1. La formalisation d'une pratique existante
         2. L'importance du dialogue avec les églises et les organisations non confessionnelles, au sein du dialogue civil
   Conclusion
Le principe de la démocratie représentative : entre renforcement et contresens
   Introduction
   I. Une proximité inachevée.
      A. Les acteurs nationaux de la proximité.
         1. Les collectivités territoriales de l'Union.
         2. Les parlements nationaux.
      B. Une double légitimité européenne imbriquée.
   II. Une représentativité accrue, mais non aboutie
      A. La réaffirmation du rôle des partis politiques
      B. Le choix du parlementarisme, socle de la démocratie représentative.
      C. Lecture du principe de la démocratie représentative à la lumière du principe de la démocratie participative : une cohérence d'ensemble ?
   Conclusion
La démocratie administrative dans le traité établissant une Constitution pour l'Europe
   I. La démocratie administrative ou l'atténuation du caractère autoritaire de l'administration au sein de l'Union européenne
      A. Le droit des administrés à l'information
         1. La transparence décisionnelle
         2. La transparence institutionnelle
      B. Le droit des administrés à la discussion
         1. L'organisation de la consultation
         2. L'organisation de la contradiction
   II. La démocratie administrative ou la prohibition du caractère arbitraire de l'action administrative au sein de l'Union européenne
      A. Le droit des administrés à la qualité de l'activité administrative
         1. L'affirmation de principes de déontologie administrative
         2. L'affirmation de principes d'éthique administrative
      B. Le droit des administrés à la justiciabilité de l'activité administrative
         1. L'organisation de la sanction juridictionnelle
         2. L'organisation de la sanction non juridictionnelle
   Conclusion

CHAPITRE 3 LES RECOURS
Le statut du citoyen : Recours
   Introduction
   I. L'extension attendue du renvoi préjudiciel
      A. Les modifications concernant l'objet du renvoi
      B. Les modifications concernant l'auteur du renvoi préjudiciel
   II. La modification des conditions d'exercice du recours en annulation : une réforme encourageante
      A. Le refus d'une désignation formelle de l'acte attaquable
      B. Une prise en compte plus large des auteurs des actes attaquables
      C. L'ouverture aux particuliers du recours en annulation dirigé contre les actes adoptés dans le champ de compétence des coopérations
      D. Une extension timide de la possibilité, pour les particuliers, d'agir en annulation contre les mesures à portée générale

Index alphabétique
Bibliographie