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Collections de l'Université
Robert Schuman Institut de recherches Carré de Malberg
Julien HENNINGER
Marbury v. Madison
Un arrêt fondateur, mal fondé
2005 ISBN 2-86820-283-7
118 pages 16,5x24 cm
PRIX : 15 €
Marbury v. Madison est sans doute la décision de justice la
plus célèbre au monde. Tout semblait avoir déjà
été dit sur le sujet, mais Julien Henninger apporte un regard
nouveau et audacieux sur cette affaire en dévoilant un aspect,
resté jusquici largement ignoré, de cet arrêt
fondateur.
Dans cette affaire, qui met en cause létendue des compétences
de première instance de la Cour Suprême des États-Unis,
celle-ci interprète larticle III, section 2, alinéa
2 de la Constitution, qui précise la répartition de ses
compétences, et elle interdit au législateur dy apporter
une quelconque modification. Toutefois, dans son raisonnement, la Cour
omet de citer une partie de cet alinéa : « avec telles exceptions
[
] que le Congrès aura établies ». Cest
cette omission qui transforme cet arrêt fondateur en arrêt
mal fondé, en le faisant reposer sur une copie erronée de
la Constitution.
Largumentation est menée avec méthode et prudence.
Lauteur explique en quoi cette omission permet à la Cour
Suprême daboutir à une solution dont le fondement est
inexact. Quelle est lintentionnalité de cette omission ?
Elle fut consciente et volontaire, car nécessaire à la démarche
téléologique et réaliste de la Cour et de son président,
le Chief Justice Marshall.
Table des matières
Préface de Constance Grewe
Introduction
PREMIÈRE PARTIE : DE LIMPORTANCE DE LOMISSION
Chapitre 1 : Linterprétation des textes utilisés
dans Marbury v. Madison
I) Les différentes interprétations possibles de larticle
III, section 2, alinéa 2 de la Constitution
A) Les pouvoirs du Congrès sur le
degré de compétence de la Cour Suprême
B) Le Congrès peut soustraire certaines
affaires à tout examen par la Cour Suprême
II) La constitutionnalité du Judiciary Act de 1789
A) Un ajout à la compétence
de première instance de la Cour Suprême conforme à
la Constitution
B) Larticulation entre injonction
(mandamus) et affaire (case)
Chapitre 2 : Les conséquences de lomission
I) Une omission qui fonde larrêt
A) Un article de la Constitution mal cité
B) Une omission qui change le sens de larrêt
C) Une omission qui permet la déclaration
dincompétence
II) Les répercussions de lomission pour les protagonistes
A) Marbury perd son procès
B) Ladministration gagne le procès
C) Marshall, la Cour et larrêt
Marbury v. Madison
SECONDE PARTIE : DU CARACTÈRE INTENTIONNEL DE LOMISSION
Chapitre 1 : La (re)connaissance de cette omission
I) La citation de la Constitution par la Cour Cuprême
A) La nécessaire rigueur du juge
B) Une rigueur incertaine du Chief Justice
Marshall
II) Recherche dexplication du silence de la doctrine
A) Une omission connue, mais considérée
sans importance
B) Une omission qui a largement échappé
à la doctrine
Chapitre 2 : Le « coup » du chief justice
Marshall
I) Une interprétation réaliste de la Constitution dans Marbury
v. Madison
A) La Cour ne pouvait pas délivrer
linjonction
B) Lomission comme unique moyen de
ne pas délivrer linjonction
II) Les deux types de lecture de la Constitution dans Marbury v. Madison
A) Une lecture restrictive quant à
la compétence de la Cour Suprême en première instance
B) Une lecture extensive quant au pouvoir
dinterprétation de la Constitution par la Cour Suprême
III) Une interprétation différente de larticle III,
section 2, alinéa 2 dans Marbury v. Madison et dans les
arrêts postérieurs
Chapitre 3 : Une omission nécessaire à la sauvegarde
de la légitimité de la Cour Suprême
I) La protection de la Cour Suprême de 1803
II) La protection de la légitimité de linstitution
judiciaire
CONCLUSION
BIBLIOGRAPHIE
ANNEXES
Arrêt Marbury v. Madison (1803)
Constitution du 17 septembre 1787 (traduction
française)
Constitution du 17 septembre 1787
Liste des arrêts de la Cour Suprême
citant in extenso et correctement larticle III, section 2,
alinéa 2
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