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Collections
de l'Université Marc Bloch de Strasbourg Sciences de l'histoire Il nest
pas tout de disposer dune source exceptionnelle, il faut savoir
lutiliser et la questionner ; il faut savoir aussi garder la distance
critique indispensable à toute recherche historique de qualité
et le lecteur pourra juger sur pièces. Marie-Noèl Hatt-Diener
a su dépasser la fausse opposition entre histoire quantitative
et histoire qualitative ; par-delà les intuitions, elle mesure,
elle compte et elle distingue les pratiques les plus répandues
et celles qui ne concernent que de petites minorités. La mesure
nest pas un obstacle à lanalyse fine des phénomènes
sociaux menée au niveau de la réalité individuelle
ou familiale, bien au contraire. [
] Là est la richesse et
lapport essentiel du travail de Marie-Noèl Hatt-Diener :
il donne à voir à travers une cartographie variée
des itinéraires urbains individuels. [
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Marie-Noèl Hatt-Diener, docteur en histoire, est professeur dhistoire contemporaine en classes préparatoires aux Grandes Écoles, au Lycée Fustel de Coulanges à Strasbourg. Table des matières Préface de Jean-Luc Pinol Avant-propos Lettres de Victor Hugo, Le Rhin Introduction Une source peu étudiée, exceptionnelle A. Les « registres de population » à Strasbourg 1. Une suspicion continue 2. Les déclarations domiciliaires B. Quel degré de fiabilité peut on accorder à ces sources ? 1. Ce que les registres ne nous permettent pas de savoir 2. Atouts importants et spécifiques « La Belle Strasbourgeoise » A. Strasbourg est une ville enserrée dans un carcan de fortifications 1. Une emprise militaire importante 2. La ville, corsetée, a peu changé 3. Les usages administratifs et les pratiques urbaines des habitants définissent des quartiers distincts B. La « Belle Strasbourgeoise » se serait-elle assoupie ? 1. Ralentissement démographique au xixe siècle 2. Une activité proto-industrielle 3. Une ville traditionnelle figée ? Latelier de lHistoire A. Le choix du sondage 1. Le sondage spatial 2. Le sondage par effectifs 3. Le corpus établi 4. Lélaboration de « dictionnaires » B. Étudier la mobilité professionnelle suppose de cerner les « façons de dire » son métier 1. Richesse des « façons de dire » 2. Pratiques sociales, décalage temporel et juridique 3. Les trajectoires individuelles précisent le sens des appellations 4. Difficiles et arbitraires classifications Mobilités apparentes, reproduction fréquente des trajectoires professionnelles A. Une mobilité trompeuse 1. Le « fouillis » des appellations professionnelles 2. Des variations plus apparentes que réelles 3. Le cycle de vie individuel et familial scande la vie professionnelle des déclarants B. Le « marché du travail » organisé par genre 1. Précarité professionnelle des femmes 2. La domesticité domine C. Mobilités professionnelles masculines plus souvent régressives quascensionnelles 1. Les ouvriers artisans ne sont pas à labri 2. Le retour difficile des militaires à la vie civile 3. La progression dans la carrière D. Les caractères du « marché du travail » à Strasbourg 1. Lintermittence du travail est la règle, scandé par le rythme des saisons 2. Lartisanat reste le premier secteur dactivité de la ville 3. Des activités sont sous représentées 4. Des Strasbourgeois majoritairement gagne-petit, à la limite de la pauvreté Chemin faisant : les migrants A. Caractères généraux des migrants 1. Le migrant, proche voisin 2. Des séjours brefs B. Les « oiseaux de passage » 1. Des célibataires venus pour des raisons professionnelles 2. Strasbourg nest quune étape dans un « tour » 3. Les jeunes Strasbourgeois font eux aussi des allers-retours C. Les migrants « accueillis » à Strasbourg 1. La ville accueille une majorité de jeunes célibataires 2. Des profils professionnels différents selon lorigine géographique D. Les migrants « adoptés » et intégrés 1. Une vie en famille après un mariage alsacien 2. Vie professionnelle et familiale se conjuguent pour favoriser lintégration Conclusion : Un brassage dynamique de population Chemins croisés : la mobilité intra-urbaine A. Reconstituer le puzzle des itinéraires 1. Les difficultés à surmonter 2. Caractériser les itinéraires des personnes B. Les caractères généraux de la mobilité intra-urbaine 1. Un nombre modéré dadresses par personne 2. Des séjours majoritairement brefs 3. Une mobilité cantonnée à un espace restreint C. Typologie des mobilités des 3 502 personnes ayant au moins trois domiciles 1. Les « familles tranquilles » 2. De « jeunes solitaires » 3. Des « familles éprouvées par la vie » D. Une géographie urbaine révélatrice doppositions sociales 1. Permanence des contraintes urbaines 2. La rue des Veaux : un partage subtil de lespace social 3. Les biographies dimmeubles révèlent une géographie urbaine construite selon le genre E. Les immobiles, « enracinés » 1. Des Strasbourgeois au cur de la ville 2. Un train de sénateur 3. Des familles installées, en co-résidence fréquente 4. Une majorité de citadins « installés » F. La mobilité intra-urbaine, miroir de la ville 1. Une pratique généralisée 2. Une mobilité révélatrice des disparités urbaines 3. Une mobilité contrainte 4. Les femmes, au cur dune solidarité familiale Conclusion Postface de Bernard Vogler Bibliographie Table des cartes, illustrations et tableaux |